Bits and Bobs

Insolites, anecdotiques, éclectiques, des petits bouts de riens trouvés à droite, à gauche, qui piquent ma curiosité, qui m'intéressent ou qui m'amusent...

vendredi 13 mai 2016

Je suis le roi du pétrole !

J'aime bien faire du tourisme avec Google Maps : je choisis un endroit au hasard sur la carte du monde, je me rapproche au maximum avec la molette puis je passe en mode "Earth". Ensuite je me promène... Dans des villes, en montagne, sur des plages... Essayez, c'est très dépaysant et ça peut durer longtemps parce que les ressources sont presque inépuisables !

 

Aujourd'hui, je suis allée au Nouveau Mexique. C'est visiblement une région très sèche : en arrivant sur des champs, ils étaient irrigués comme souvent aux Etats-Unis (on reconnait bien leur forme ronde et bien verte) :

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Voir sur Google Maps

 

En reculant un peu et en me déplaçant vers l'ouest, je suis arrivée dans une zone inhabitée, aride, étrangement piquetée : 

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Voir sur Google Maps

 

J'ai d'abord pensé à des maisons abandonnées. 

Mais en me rapprochant je me suis aperçue que je venais de trouver du pétrole ! 

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Voir sur Google Maps (ce puits ou un autre...)

Et il y en a des dizaines comme ça, voire des centaines !

Il faut quand même que je vous explique la raison de ma joie. Il y a quelques années, je me suis demandée à quoi ressemblait un champ de pétrole, j'ai alors été sur Google Maps, direction l'Arabie Saoudite et je me suis promenée en plein désert pendant des heures... Sans rien trouver...

Alors aujourd'hui, je suis le roi du pétrole !

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vendredi 4 décembre 2015

Svalbard

La procrastination a parfois du bon : depuis des mois (années ? !!!) je voulais écrire un article sur la Réserve Mondiale de Semences du Svalbard en Norvège. 

froene

Et puis j'ai découvert Camicaos, le blog de Camille Causse, "une archiviste, [qui] veut tordre le cou aux idées préconçues sur les archives". Si vous ne connaissez pas son blog, voilà une belle occasion de le faire.

Camicaos donc. Il se trouve que Camille a publié un très bon article sur la Réserve Mondiale de Semences que je vous recommande. Ce qui me dispense d'en écrire un. CQFD. 

D'autre part, ce soir, parallèlement à la COP21, TF1 a diffusé un passionnant reportage sur la Réserve "du Sptizberg", dans lequel j'ai appris que :

- pour la première fois, un pays a eu besoin de réutiliser ses réserves de graines pour reconstituer ses stocks. Il s'agit de la Syrie et vous en devinez la raison... mais vous pouvez aller lire cet article à ce propos.

- la France ne contribue pas à la Réserve Mondiale de Semences car elle considère que ses propres installations sont suffisantes. Il semble que les japonais tenaient la même position... jusqu'au tsunami et à l'accident de Fukushima.

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jeudi 28 mai 2015

L'Inde fond...

Une vague de chaleur frappe l'Inde en ce moment : tous les records de température ont été battus en ce mois de mai avec 47,6°C enregistrés à Titlagarh dans le district de Balangir. Naturellement, comme lors de la canicule de 2003 en France, le nombre de victimes dues à cette vague de chaleur est terrible : plus de 1100 morts enregistrés.

Même les routes fondent...

heatwave2

Source

 

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jeudi 9 octobre 2014

Villes éteintes

 

paris_darkened-cities-by-thierry-cohen

"L'on sait qu'il est impossible d'observer les détails d'un ciel étoilé au-dessus d'une ville. L'éclairage urbain entraîne une pollution lumineuse telle que celui qui observe le ciel est aveuglé comme par les phares d'une voiture. Pourtant les étoiles sont bien là, mais masquées par toutes les interférences humaines.
Thierry Cohen ne se contente pas de remplacer un ciel par un autre dans le souci de rendre plus lisible sa photographie. Il explore des lieux sauvages, dénués de toute pollution lumineuse — le désert d'Atacama, le désert de Mojave, le Sahara occidental —, ayant une bonne clarté atmosphérique mais situés à la même latitude que les villes qu'il a photographiées: sur ces ciels immaculés, il pointe son objectif avec un angle constant. La Terre tournant sur son axe, il obtient des ciels identiques à ceux que l'on pourrait observer quelques heures avant ou après, au-dessus des mêmes villes.
En d'autres termes, il montre un ciel non pas imaginaire, mais tel qu'il devrait être vu au-dessus de Rio, de New York, de Shanghai, de Tokyo, de Hong-Kong ou de Paris. (...)»
Extrait du texte de Francis Hodgson

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shanghai_darkened-cities-by-thierry-cohen

Thierry Cohen est représenté par la Galerie Esther Woerdehoff en Europe et la Danziger Gallery aux Etats-Unis. Vous pouvez en voir plus sur son site officiel.

Via

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lundi 9 juin 2014

Ecoutez...

Voici un article publié en novembre 2012, que je gardais sous le coude depuis presque deux ans pour le traduire... Ce long week-end a été l'occasion...

Nous commencerons dans un champ de maïs, un champ de maïs de l'Iowa à la fin de l'été, par une belle journée. Le maïs est haut. L'air est chatoyant. Il manque juste quelque chose, et c'est quelque chose d'énorme...

... un truc vraiment énorme, mais je ne vous dirai pas ce que c'est, pas tout de suite.

A la place, faisons un détour. Nous reviendrons dans le champ de maïs dans une minute mais pour rendre les choses intéressantes, nous allons sauter de l'autre côté du monde, dans un parc public près de Cape Town, Afrique du Sud, où vous remarquerez un cube, un cube de métal posé là dans l'herbe.

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Ce cube a été posé là par David Liittschwager, photographe, qui a passé plusieurs années à voyager dans le monde, posant son cube d'un pied-cube (0.03 m3) dans des jardins, des torrents, des parcs, des forêts, des océans, puis photographiant tout ce qui passait dedans. Scarabées, criquets, poissons, araignées, vers, oiseaux... tout ce qui était assez gros pour être vu à l'oeil nu, il l'a capturé et photographié. Voici ce qu'il a trouvé dans son cube au Cap en 24 heures :

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Il y a 30 plantes différentes dans ce pied carré d'herbe (0.09 m2) et environ 70 insectes différents. Et mieux, selon un chercheur en Angleterre, "Si nous déplaçons le cube de 3 mètres, nous pourrons avoir une différence de 50% des plantes rencontrées. Si nous le déplaçons en haut de la colline, nous pourrions ne trouver aucune de ces espèces". Les populations changent complètement à quelques mètres de distance et c'est sans compter sur les champignons, microbes et autres petites bestioles que Liittschwager et son équipe ne pouvaient voir.

Un autre exemple : voici le cube placé à 30 mètres du sol, dans les branches supérieures d'un figuier Strangler au Costa Rica. Nous sommes en l'air maintenant, surplombant une vallée.

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Que se passe-t-il ici ? Plus de 150 plantes et animaux différents vivent ou sont passés dans le cube : des oiseaux, des scarabées, des mouches, des papillons, des insectes, des insectes, et encore des insectes...

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E.O. Wilson, le biologiste de Harvard qui a rédigé l'introduction de ce livre de David Liittschwager, explique que ce sont les gros animaux qui attirent notre attention. Mais si nous nous baissions et que nous examinions une petite surface de sol, "progressivement, les plus petits habitants, bien plus nombreux, commencent à les éclipser". Il y a les bestioles qui aèrent le sol, qui pollinisent, qui nettoient. Il y en a des tas et des tas et des tas.

Retour dans le champ de maïs
Ce qui nous ramène dans l'Iowa, où mon collègue Craig Childs, journaliste scientifique de la radio publique NPR décida de vivre une petite aventure. Comme il le raconte dans son nouveau livre Apocalyptic Planet, il a recruté son ami Angus et, ensemble, ils ont décidé de passer deux nuits et trois jours ("nous appellerons ça un long week-end) dans une ferme de 240 ha dans le comté de Grundy. Le but était de s'installer au milieu des épis de maïs (il y en aurait mille milliards dans l'Iowa) pour voir ce qui vivait là. En d'autres termes, un recencement à la Liittschwager.

Les champs de maïs, toutefois, ne sont pas des parcs nationaux ou des forêts vierges. Les maïsiculteurs élèvent du maïs. Tout ce qui peut manger le maïs, blesser le maïs, gêner le maïs est tué. Leur maïs est sélectionné pour combattre les nuisibles. Le sol est pulvérisé. Les épis sont pulvérisés. Aussi, comme David, Craig se demandait "qu'est ce que je vais trouver ?"

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La réponse m'a stupéfait : il n'a presque rien trouvé. "J'écoutais et je n'entendais rien, pas un oiseau, pas le bruit d'un insecte."

Il n'y avait pas d'abeilles. L'air, le sol semblaient vides. Il a trouvé une fourmi "si petite qu'on n'aurait pas pu l'épingler sur un tableau d'insectes". Un peu plus tard, en rampant dans une autre ligne de maïs, il a trouvé un champignon "de la taille d'un pépin de pomme". Puis, encore un peu plus tard, une araignée qui mangeait un tipule (un cousin). Une seule araignée rouge "de la taille d'un grain de poussière qui s'empressait sur la terre nue", quelques sauterelles, et c'est tout. Bien qu'il ait rampé et rampé, il n'a rien trouvé d'autre.

"On se serait cru sur une autre planète, un monde stérile".

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Pourtant, il y a 100 ans, ces mêmes champs, ces prairies, abritaient 300 espèces de plantes, 60 mammifères, 300 oiseaux et des centaines d'insectes. Ce sol était le plus riche, le plus fertile de l'état. Et maintenant, dans ces parcelles, il n'y littéralement plus rien sinon une seule espèce vivante. Nous avons gommé tout le reste.

Nous avons besoin de nous nourrir bien sûr. Mais nous avons besoin de ces petites créatures qui amènent la vie sur Terre. Il y a quelque chose d'étrange dans cette ferme qui crée intentionnellement un désert biologique pour produire de la nourriture pour une seule espèce : nous. C'est efficace, oui. Mais c'est tellement efficace qu'il manque les fourmis, il manque les abeilles, même les oiseaux sont absents. Quelque chose ne va pas. Nos champs de maïs sont trop silencieux."

Source

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jeudi 17 avril 2014

Le retour d'El Niño ?

Selon différents articles parus récemment et en particulier celui de Slate.fr :

Les probabilités sont de plus en plus fortes qu'El Niño soit de retour en 2014 –et selon de nouvelles prévisions météo, le phénomène pourrait même être particulièrement vigoureux.
[...]
Les météorologues sont de plus en plus convaincus qu'El Niño sera particulièrement fort cette année, car, à plusieurs mètres sous la surface de l'Océan Pacifique, on observe des masses d'eau exceptionnellement chaudes :

FT-140407-ElNino

La grosse tâche rouge, c'est une énorme nappe d'eau anormalement chaude
s'étendant actuellement à près de 100 mètres sous la surface de l'Océan Pacifique
et d'une surface assez conséquente pour recouvrir les États-Unis. 

Comme je [Eric Holthaus, l'auteur de l'article] l'écrivais à l'automne dernier, le prochain El Niño pourrait suffire à faire de 2014 l'année la plus chaude jamais répertoriée, et 2015 pourrait même l'être encore davantage.

A en croire le site de "les Echos" :

l’éventualité [du retour d'El Niño] inquiète les opérateurs : à l’exception du riz, l’ensemble des produits agricoles affiche de nettes progressions sur les marchés depuis le début de l’année, en raison de conditions météorologiques exceptionnelles en Amérique latine et des tensions en Ukraine. Le blé est en hausse de 12%, le maïs de 13%, le cacao de 10%, l’huile de palme de 7%. Sans parler du café arabica, dont les cours ont bondi de 75%. Certes, les cours du blé sont aujourd’hui inférieurs de 25% à leur pic historique de 2012, mais le souvenir de la flambée des prix agricoles cette année-là reste prégnant.

Sources : Slate et Les Echos, deux articles qui méritent d'être lus dans leur intégralité.

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mercredi 9 avril 2014

L'évènement Carrington

Voici un article que j'ai failli intituler "Vous aimez les aurores boréales ?" et puis, je me suis dit que le sujet n'était vraiment pas drôle...

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Quelques extraits traduits d'un article du Telegraph :

[...] Au cours des dernières décennies, il est devenu clair que notre voisinage cosmique n'était pas aussi affable que nous le pensions. Dans les années 1980 par exemple, il a été confirmé que la Terre avait été frappée à plusieurs reprises dans son histoire par des objets spaciaux - pas assez gros pour la stériliser complètement, mais quelquefois assez gros pour changer le cours de la vie pour toujours. Le plus célèbre d'entre eux a été, il y a 65 millions d'années, la collision avec un astéroïde de 9 km de diamètre dont la chute près de la côte mexicaine a causé la disparition des dinosaures.

Mais ce ne sont pas seulement les météorites que nous devons craindre. Des chercheurs japonais ont découvert grâce à l'étude des cernes des arbres que pendant l'année 775 la Terre avait été frappée par une éruption solaire colossale. Les scientifiques ont constaté un pic de carbone 14 radioactif dans les cèdres anciens qu'ils étudiaient. En Finlande, Ilya Usoskin et ses collègues ont constaté le même pic de l'autre côté de la planète. L'une des théories est que cela aurait été causé par l'explosion d'une étoile voisine - une supernova - qui aurait balayé la Terre de radiations.
Le problème, dit Usoskin, était qu'ils ne touvaient aucun signe d'un reste de supernova à la distance requise dans le ciel.
[...] Mais il existe des comptes-rendus datant d'il y a 1238 ans, non pas d'une "nouvelle étoile" brillante, mais des cieux qui prennent feu comme le disait Roger de Wendover (un chroniqueur anglais) : "des signes enflammés et effrayants ont été vus dans le ciel après le coucher du soleil ; et des serpents sont apparus dans le Sussex, comme s'ils avaient jailli du sol, à l'étonnement de tous."
Ce fut, dit Usoskin, probablement le compte-rendu d'une aurore boréale, les "lumières du nord". "Quiconque a vu des aurores boréales sait qu'elles ressemblent à des serpents," a déclaré le scientifique finlandais au New Scientist. Sa conclusion est que la Terre a été frappée par une énorme masse de particules chargées, éjectées par le Soleil. 

C'est loin d'être un cas isolé : ces éruptions se produisent tous les quelques siècles environ. De fin août à début septembre en 1859, la Terre a été frappée par une tempête de moindre intensité qui a eu des effets tout aussi dramatiques. Appelée l'Evènement Carrington, d'après l'astronome qui l'a pleinement documentée, la tempête solaire a réveillé les mineurs de la ruée vers l'or californienne dans leurs tentes. Les aurores boréales ont été vues aussi loin que dans le Queensland au nord de l'hémisphère sud, et jusqu'à Washington DC au sud de l'hémisphère nord.

Comme pour la tempête de 750, le principal impact sur l'homme a été un beau spectacle lumineux : il n'existe aucune preuve que les tempêtes solaires de cette intensité peuvent affecter directement la vie. Mais il y avait aussi un avant-goût glacial de ce qui se passerait si un tel événement venait à se répéter aujourd'hui. Le déferlement de particules chargées eu un impact dramatique sur le système télégraphique naissant dans le monde entier. Ce que l'auteur Tom Standage a appelé «l'Internet victorien» a été pratiquement détruit : les fils télégraphiques ont été court-circuités, les câbles en cuivre ont fondu et certains opérateurs ont reçu de mauvais chocs électriques.

Le monde de 1859 était encore un monde de chevaux-vapeur, de chandelles et de gaz. Il n'y avait pas d'électricité domestique, pas de téléphone et pas de radio. Si l'Evénement Carrington devait se reproduire demain, il serait cataclysmique : les lignes électriques fondraient, les centrales électriques s'enflammeraient, la moitié du réseau téléphonique du monde serait hors service, les satellites de télécommunication tomberaient et Internet serait paralysé, peut-être pendant toute une année. Il y aurait des perturbations massives dans l'approvisionnement en nourriture, dans le traitement et la distribution de l'eau, ainsi que dans le système bancaire mondial. Toute l'organisation technologique finement réglée dont notre civilisation dépend serait tendue jusqu'au point de rupture. La seule réparation des lignes électriques prendrait des semaines, à condition qu'une quantité suffisante de cuivre ait pu être trouvée.

En juin 2013, une étude anglo-américaine menée par les assureurs de Lloyd, estime qu'une tempête solaire de cette ampleur coûterait au monde £ 1 600 000 000 000 et ferait basculer la planète dans la dépression.[...]

 

Si vous voulez en savoir plus sur la tempête solaire de 1859, vous pouvez lire la - très instructive - page Wikipédia la concernant.

Source 

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mardi 8 avril 2014

Des insectes écrabouillés...

Titam a publié un article intitulé "victime des drones" - que je vous recommande, cela va sans dire.

En allant lire la source de son article, j'ai été frappée par l'infographie suivante 

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et en particulier par les chiffres à droite qui ne concernent que la région Khyber Pukhtoonkhwa marquée en rouge : 

Attaques de drones : 380 +

Morts : 3500 +

Enfants tués : 200+

Jamais je n'aurais imaginé de tels chiffres. Je pensais que l'usage des drones militaires restait occasionnel, et surtout, que les opérations étaient bien plus "ciblées".

Que je suis naïve...

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dimanche 30 mars 2014

L'impact humain sur la Terre

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) planche depuis ce mardi 25 mars sur un rapport sur l'état climatique de la Terre. Un document qui s'annonce alarmiste. Pourtant, dirigeants et citoyens du monde ne semblent pas prendre conscience de l'urgence qu'il y a à se pencher sur l'état de notre environnement. Zoom sur des images saisies depuis l'espace, qui viennent rappeler que l'activité humaine a bien un impact à l'échelle de la planète. 

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Traînées de condensation créées par le trafic aérien sur la Bretagne, le 16 mai 2004. Le transport aérien contribue pour 3% aux émissions mondiales de CO2, un volume qui sera de quatre à six fois plus important d'ici à 2050 sans une action pour les limiter. 

 

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samedi 22 mars 2014

Paris, 1910

Hier, je vous montrais cette terrible photo d'un surfer en Indonésie. En France, il y a une centaine d'années, la situation ne devait pas être très différente. 

Janvier 1910, déchargement des ordures, viaduc d’Auteuil (charrettes à chevaux amenant les détritus pour les jeter dans la Seine).

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